Bonjour à toi ^^
J’aime bien créer et surtout, j’aime quand ce que je crée est utilisé, apprécié et aimé.
Du coup, je cherche, je sonde, je tâte le terrain pour trouver quelqu’un à qui mon artisanat fera plaisir.
C’est gagnant-gagnant, même si c’est moi qui bénéficie le plus de cet échange.
Certes, la personne reçoit un objet 100% fait main, avec tout mon amour, qu’elle peut utiliser comme elle le souhaite.
Mais moi, moi j’en retire tellement de positif :
- D’abord, je « travaille » vraiment mieux quand c’est pour faire plaisir à quelqu’un.
C’est triste, mais j’ai tendance à prendre mieux soin des autres que de moi-même.
Alors pour une fois, cette tendance m’apporte du positif, puisque je m’oblige à faire de mon mieux et qu’en même temps, je fais quelque chose pour moi. - Ensuite, je me déleste de la responsabilité de l’objet fini : son existence sera gardée par une tierce personne.
Il ne fera pas obstacle à ma fièvre créatrice parce que « j’ai trop de bandes dans mon placard ». - Et puis, le fait de parler de cette bande tissée à quelqu’un, de lui dire que je vais en faire une pour lui / elle, me met une petite pression bienfaisante pour la réaliser et m’empêche de procrastiner.
C’est très positif pour moi, parce que mon habitude est de faire passer les corvées et les choses que je dois faire avant le fun.
Or, tisser un galon avec des cartes, ça me détend.
C’est un moment agréable pour moi, un moment qui m’apaise, m’aide à me recentrer.
Indirectement, je priorise le tissage en pleine conscience et je me sens mieux.
Qui est la victime cette fois-ci ?
Suspense…
Comment « vendre » le projet à tes proches ?
Alors comment trouver quelqu’un qui aimera ta bande tissée ?
Sachant que tu dois orienter un peu le choix, pour que le modèle / la réalisation te fasse également plaisir : que tu kiffes le tissage en tant que processus et que tu sois fier.e du galon une fois terminé.
Personne ne t’a rien demandé, alors autant que tu vives ta meilleure vie en tissant.
4 méthodes pour faire adopter ton artisanat
La première, c’est de faire le galon tissé aux cartes pour quelqu’un que tu as déjà déterminé, sans lui en parler.
C’est-à-dire que tu peux :
- Faire la bande et chercher quelqu’un qui porte des habits ou des bijoux qui contiennent les couleurs que tu as utilisées pour tisser ta bande.
- Ou avoir quelqu’un en tête et observer ses goûts pour choisir un modèle ou une grille qui vous plaira à tous les deux.
La deuxième façon, c’est d’en parler directement avec la personne à qui tu souhaites offrir ton galon tissé aux cartes.
D’abord, je présélectionne des patrons qui me plaisent.
Ensuite, je demande au futur propriétaire de la bande s’il / elle a envie de posséder une bande tissée avec amour pour se faire une ceinture, un porte-clef, les monter en boucles d’oreilles ou encore orner un chapeau.
- Réponse négative : je cherche une autre victime.
- Réponse positive : on se met d’accord sur les couleurs selon mes propositions et ses préférences.
Une troisième façon serait de tisser le galon comme tu l’entends et de le proposer à quelqu’un quand tu sens que cette personne est vraiment intéressée par ce que tu fais.
ça a été le cas pour ma première bande, qui pour moi, ne ressemblais à rien malgré toute la bonne volonté que j’y avais mise.
Moi, trop auto-critique ?
Peut-être, parce qu’elle a plu à mon frère Sylvain et il m’a demandé s’il pouvait la prendre.
Ça m’a fait chaud au cœur, c’est vraiment la manière de se séparer d’une création artisanale qui me réjouis le plus : l’adoption.
Il était très heureux de repartir avec et il m’a rendu heureuse aussi.
J’ai aussi pêché et « imposé » mes réalisations aux autres.
Par exemple, j’ai transformé ma 2ème bande tissée en porte-clef et je l’ai offerte à mon papa.
Difficile de dire s’il a été content que je dézingue un de ses vieux porte-clefs pour récupérer la quincaillerie et la réutilisée pour cette bande-là.
Ça m’a fait plaisir de lui offrir et puis je me suis arrêtée là ^^
Alors, il est pour qui ce galon tissé aux cartes ?
Allez, je lâche le morceau.
Cette bande-ci, je l’ai réalisée pour mon frère Sylvain en suivant la deuxième méthode de « vente » du projet.
Facile, tu me diras.
Ben ouais, je sais que ça lui plait, puisqu’il a adopté mon tout premier bout de galon.
Tout a commencé parce que j’avais envie de tisser.
J’ai sélectionné quelques modèles qui me plaisaient et que j’avais envie d’essayer.
D’ailleurs, si tu en cherches, il y a plein de grilles et patrons gratuits sur le site Twisted Threads.org
J’ai dit à Sylvain que j’avais envie de tisser quelque chose pour lui.
Une ceinture ? Non.
Une sangle pour téléphone ? Non.
… je sèche…
Il réfléchit et me dit qu’il aimerait bien plusieurs porte-clefs, parce qu’il a différents trousseaux et qu’il serait heureux de pouvoir les différencier facilement.
Alors il a choisi trois modèles dans la sélection, dont 2 techniques de tissage aux cartes différentes.
Et j’ai choisi de commencer dans ma zone de confort, par un tissage aux cartes « standard », par le modèle ovals in yellows and reds de hettye.
Il y a toujours une première fois
J’ai pour objectif de promouvoir les bienfaits et les impacts positifs de l’artisanat sur la santé mentale, sur le mieux-être.
Montrer comment débuter une activité manuelle créative peut réduire le stress, améliorer la gestion des émotions, aider à surmonter des moments difficiles.
En expérimentant le tout sur moi-même, en me mettant dans des situations nouvelles qui semblent favoriser la pleine conscience et la détente.
Du coup, je me challenge un peu et j’ai commencé une chaîne YouTube sur laquelle je poste des vidéos explicatives / des tutoriels, avec des trucs et astuces et des pas à pas pour t’accompagner à démarrer le tissage de galon (avec ou sans cartes) et du crochet avec perles.
J’ai choisi de réaliser mes toutes premières vidéos en tissant cette bande, parce que l’occasion fait le larron et qu’il faut bien que je prenne le taureau par les cornes, nom de Zeus !
Tu pourras donc, en plus des magnifiques photos de cet article, visionner 4 tutoriels de moins de 5 minutes chacun, qui montrent concrètement comment j’ai commencé à tisser ce galon avec des cartes :
- Etape 1 : préparer les fils de chaîne
- Etape 2 : enfiler les cartes à tisser
- Etape 3 : installer le métier à tisser ceinture
- Etape 4 : débuter le tissage aux cartes
Fais-moi plaisir, j’aimerais un retour sur les vidéos :
- Qu’est ce que tu as aimé ?
- Qu’est ce que tu aurais aimé voir ?
- Comment tu as trouvé la qualité de la vidéo ?
- Est-ce que tu as envie d’en regarder d’autres et pourquoi ?
Retour d’expérience sur la réalisation des porte-clefs en galon tissé avec des tablettes
Rythme et sensations
La première des choses qui me vient à l’esprit, c’est que j’ai du travail à faire pour arriver à me détendre quand je suis en train de me filmer en train de préparer le tissage aux cartes.
Ensuite, j’ai vraiment mis le focus sur les sensations que je ressentais à chaque étape : excitation, énervement, joie, frustration, sentiment d’accomplissement, soulagement…
C’est peut-être aussi pour ça que j’ai remarqué que j’étais moins détendue que d’habitude pour réaliser ce tissage.
Devoir se filmer est à la fois positif, parce que ça me permet d’entrer plus profondément dans la partie technique du tissage, dans la partie pédagogique avec ce que je souhaite transmettre et dans le travail prépublication des vidéos.
Et à la fois, filmer donne un autre rythme à l’activité manuelle.
Mon attention était dirigée sur une chose supplémentaire, qui rythmait la création de la bande tissée.
Petites galères
Outre les galères techniques, parce que je débute dans la réalisation de courts-métrages à visée explicative, j’ai connu quelques soucis durant le tissage de ce joli galon aux notes de feu.
Tout d’abord, j’ai eu un doute sur la manière d’enrouler les fils de chaîne autour des plots (étaux) dans la vidéo de l’étape 1.
Je ne savais plus si je devais les enrouler simplement ou bien si je devais suivre la forme d’un « 8 » pour créer la croix des artisans.
Donc petite hésitation, remise en question et c’était reparti.
Oui, enrouler simplement autour des étaux suffisait amplement.
Ensuite, pour enfiler les tablettes, l’étape 2, j’ai commencé par les fils prévus dans le patron et puis j’ai voulu ajouter des bordures.
Deux cartes à tisser supplémentaire de chaque côté, pour souligner le motif et élargir la bande tissée.
Par choix esthétique, je tourne toujours les cartes de bordure dans le même sens, pendant toute la durée du tissage.
Parce que ça évite le moment de flottaison lors du changement de sens et ça me plait mieux.
J’attache les fils de trame de ces 4 cartes (ouais, 2 de chaque côté) à des émerillons de pêche pour pouvoir défaire la tension qui s’accumule à force de tourner les cartes toujours dans le même sens.
Bah, j’avais pas bien calculé combien de fils il me fallait par carte supplémentaire et j’ai dû en couper de nouveaux pour avoir le bon nombre de fils de chaîne.
Et puis, j’ai eu du mal à ordonner les cartes une fois enfilée, pour y inclure les cartes de bordure, dans le bon sens.
Et tout s’est emmêlé et j’ai bien râlé.
Coupure, c’était le moment de faire une pause !
Ensuite, pour enfiler les tablettes, l’étape 2, j’ai commencé par les fils prévus dans le patron et puis j’ai voulu ajouter des bordures.
Deux cartes à tisser supplémentaire de chaque côté, pour souligner le motif et élargir la bande tissée.
Par choix esthétique, je tourne toujours les cartes de bordure dans le même sens, pendant toute la durée du tissage.
Parce que ça évite le moment de flottaison lors du changement de sens et ça me plait mieux.
J’attache les fils de trame de ces 4 cartes (ouais, 2 de chaque côté) à des émerillons de pêche pour pouvoir défaire la tension qui s’accumule à force de tourner les cartes toujours dans le même sens.
Bah, j’avais pas bien calculé combien de fils il me fallait par carte supplémentaire et j’ai dû en couper de nouveaux pour avoir le bon nombre de fils de chaîne.
Et puis, j’ai eu du mal à ordonner les cartes une fois enfilée, pour y inclure les cartes de bordure, dans le bon sens.
Et tout s’est emmêlé et j’ai bien râlé.
Coupure, c’était le moment de faire une pause !
Très importante est la tension, et pas que la tienne ^^
Enfin, j’ai un peu cafouillé au début du tissage entre les tours de cartes vers moi ou loin de moi pour arriver à choper le commencement du patron et je ne savais pas vraiment combien de centimètres de bande je devais tisser pour pouvoir réaliser le porte-clef.
J’ai dû, à plusieurs reprises, sécuriser les cartes de tissage en place avec mon épingle à tricoter, me détacher du métier à tisser ceinture, essayer la bande autour de mon poignet pour voir si j’avais assez tissé ou pas encore et puis tout remettre en place pour recommencer à tisser.
La prochaine fois, je m’organiserai un peu mieux pour mettre toutes les chances de mon côté et arriver à trouver le rythme agréable et répétitif qui fait du tissage une activité « bien-être ».
Trois porte-clefs au lieu d’un
Je vais être complètement honnête, je n’ai pas du tout calculé la longueur des fils de chaîne.
Je me suis contentée de fixer les étaux à chaque extrémité de la table.
Du coup, lorsque j’ai terminé le porte-clef pour Sylvain, il me restait pas mal de longueur non tissée.
Qu’à cela ne tienne.
J’arrête proprement le fil de trame (je te montrerai dans une vidéo comment le faire), je laisse quelques centimètres et je recommence avec un nouveau fil de trame.
Le premier, avec le cafouillage sur le patron et quelques ajustements à faire pour que les côtés de la bande soient droits, est pour moi.
Le deuxième et le troisième, y’en a un pour Sylvain (frérot #1) et un pour Rémi (frérot #2).
Pas de jaloux !
Merci
Merci d’avoir pris le temps de lire mon article.
J’y mets beaucoup de mon cœur et de mon temps, parce que j’ai sincèrement envie de partager le bonheur de tisser avec toi.
J’ai hâte de savoir ce que tu penses de cette activité manuelle, de savoir si pour toi aussi, elle met un peu de douceur ou de piment dans ta vie.
Rejoins-nous dans la communauté du Fil Qui Relie pour enrichir tous les membres de ce qui fait que tu es toi.
Merci ^^
Alice