Bonjour à toi ^^
Oui, tu es toujours sur le blog qui parle du Crochet Avec Perles (le CAP) et du tissage de bandes avec et sans cartes à tisser.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec toi un volet plus « santé mentale », parce que les coups de blues, les petits moments de déprime, les instants où je ne me sens pas bien font partie de ma vie.
Et je suis convaincue que chacun de nous passe par ces moments-là.
Mais, vraiment ?
Qu’est-ce que tu réponds quand les gens te demandent si « ça va ? » ?
Est-ce que tu oses honnêtement leur dire ?
Est-ce que tu te sens en confiance pour le dire ?
Est-ce que la question « ça va ? » a vraiment pour but de savoir comment tu te sens ?
Et quand toi, tu leur demandes comment ils vont, avec le traditionnel « ça va ? », est-ce que tu as sincèrement envie de leur demander s’ils se sentent bien ?
C’est quoi, un coup de blues ?
Ceci est ma définition, parce cet article, je l’écris de mon point de vue.
C’est ce que je ressens, comment je le ressens et comment je le dépasse.
Peut-être que certains points te seront étrangers, alors tu auras eu une opportunité de découvrir une autre manière de penser, de ressentir, que les tiennes.
Tu te seras enrichi.e d’un aspect de la diversité humaine.
Ou alors tu te reconnaîtras et pourras comprendre mes mots, ils résonneront en toi comme un cri d’appartenance, tu n’es pas seul.e.
Dans les deux cas, tous les être humains passent par des moments de « mou », de petite déprime, de sentiment de nullité, de ras le bol, d’isolement.
Le coup de blues dont je parle ici, peut prendre plusieurs formes, selon
- le moment dans mon cycle (je suis une femme),
- l’énergie dans laquelle je suis,
- le poids que je ressens des responsabilités (la charge mentale ?)
- l’énergie ou le manque d’énergie dans mon environnement (faune et flore :p)
- le degré de fatigue (en cumulé ou à un moment T)
- mon état de santé: R.A.S, microbes, bobos, obstacles physiques et mentaux
Bref, je peux me sentir « mal » de plein de manières différentes, à des moments différents, entourée ou non de monde.
Quelques fois, je n’arrive pas à identifier les facteurs, qui font que j’ai la loose.
Je me sens comme ça, c’est tout.
J’ai envie de rien, j’abandonne avant d’essayer.
Souvent, j’ai envie de pleurer et je ne sais pas pourquoi.
En tout cas, il n’y a pas de raison logique.
Est-ce que j’ai du mal à gérer mes émotions ?
Oui.
Et non.
Il y a un livre qui m’a aidé à me comprendre.
Je l’ai lu en première intention pour comprendre mieux les humains qui m’entourent.
Il s’avère que je suis la première personne à en bénéficier.
Selon Dale Carnegie, auteur du bouquin « Comment se faire des amis ? », traduit de l’anglais « How to win friends and influence people ? » publié en 1937 pour la première fois et dont les conseils valent de l’or en matière de relations humaines et d’humilité :
Les humains sont des créatures d’émotions
Pas des créatures de logique, bien que certain.es arrivent à en faire preuve quelques fois.
Des créatures d’émotions.
Je ne sais pas toi, moi j’ai toujours eu l’impression que je devais montrer le moins possible mes émotions.
Que la société dans laquelle j’évoluais : ma famille, les gens du village, l’environnement sportif, l’environnement professionnel, ne voulait pas de mes émotions.
Je ne blâme personne, certainement pas mes parents, parce que tout ce monde vit selon les paramètres définis par cette société, cette « culture ».
Les comportements se répètent, sans même que notre cerveau n’ose imaginer un autre possible.
J’ai grandi avec l’idée que je devais garder mes émotions pour moi.
C’est un peu cette croyance qui a nourri mes crises d’angoisses et la spasmophilie.
C’est quand même étonnant, que j’ai attendu de ne plus pouvoir supporter les inconvénients de mes crises de panique, pour aller consulter une psy.
- Peut-être que j’aurais bénéficié autrement des séances, si j’étais moins dans le mal ?
- Peut-être que je ne me serais pas laissé aller si loin dans le mal-être.
- Peut-être que j’avais besoin de ressentir ce mal-être, pour avoir suffisamment de force pour engranger un changement significatif ?
Toujours est-il, que la psychothérapie est le meilleur investissement de ma vie.
Pas tant pour les petites pleurnicheries que j’ai pu raconter.
Que pour l’ouverture de mon esprit.
Oui, je crois que je dois cacher mes émotions, les garder pour moi, les étouffer.
Oui, je crois que de les déverser sur les autres, ce n’est pas ni autorisé, ni souhaitable.
Non, je ne me rendais pas compte que ce que je crois, n’est pas LA vérité.
C’est MA vérité … jusqu’à ce que je change d’avis.
Tout n’est pas blanc ou noir
J’ai le droit de partager mes émotions, puisque je les vis.
J’ai le devoir de les vivre, parce que mon corps me les impose si je les réprime.
Je suis capable d’accueillir les émotions et les limites des autres, parce que j’aime être là pour les gens qui me sont chers ou qui me semblent sincères.
Alors, pourquoi est-ce que je m’interdirais de partager mes émotions ?
Je suis capable de le faire en essayant de respecter l’autre de mon mieux.
Je suis capable de le faire, parce que je suis un être humain comme les autres.
Je suis une créature d’émotions.
Une chose horrible va t’arriver, si tu t’ouvres aux autres sincèrement
C’est le regret de ne pas l’avoir fait plus tôt.
Alors attention, je ne partage pas mes émotions avec tout le monde.
J’ai des critères bien particuliers et mon radar s’affine à chaque fois que je me trompe :
- Je teste d’abord avec un sentiment pour lequel je ne ressens pas d’enjeu majeur.
Un truc qui me plait ou qui me gêne, de manière minime.
- Je regarde comment réagis la personne en face: est-elle intéressée par ce que je dis ? Est-ce que je vois dans ses yeux une lueur de compréhension de mes mots ?
- Et le critère le plus important : est-ce que je ressens de la sincérité dans les échanges.
Est-ce qu’il y a, entre nous, la capacité de chacun.e de respecter l’autre, d’échanger sans masque et sans filtre.
Si c’est oui, je peux aller plus profondément dans la discussion, lui poser des questions plus « intimes » et m’exposer petit à petit.
Oui, je prends un risque.
Le risque que la personne à qui je m’ouvre me juge.
Je m’en fous, parce que je suis la personne qui me juge le plus sévèrement.
Je mens.
Je ne m’en fous pas.
Ça fait mal, quand je me trompe dans mon évaluation de la sincérité d’autrui.
Et surtout, quand je me juge pour ça.
Mais a-t-on pensé au risque opposé ?
Qu’est ce qui arrivera, si je ne m’ouvre jamais ?
Si je ne trouve jamais personne pour partager mes doutes, mes angoisses, mes problèmes émotionnels ?
Ah ben moi je sais !
En tout cas, j’ai eu un avant-goût amer : crises de panique, angoisses, dépression, rien n’allait plus dans mon corps et j’étais persuadée que j’étais physiquement malade.
Alors que c’était mon esprit qui était malade.
Malade de toutes les ordures et des déchets émotionnels que je gardais pour moi, les étouffant de mon mieux en espérant qu’ils disparaissent.
FAIL ! Raté ! Game Over !
La première personne à qui t’ouvrir, si ton mal-être ou tes coups de blues impactent ta vie quotidiennement, c’est un.e professionnel.le de la santé mentale.
Le reste suivra, quand tu feras l’expérience que tu peux être toi, avec tes émotions, devant un autre être humain.
Je peux m’ouvrir sans mots : explore ta créativité
La première manière, pour moi, de faire passer les coups de blues, de vivre mes émotions et de les laisser s’évanouir une fois entendues, ce n’est pas d’utiliser les mots.
Ce n’est pas de me confier à quelqu’un.
Non, la première étape dans la gestion de mes émotions, c’est d’utiliser ma créativité.
Alors je t’arrête tout de suite :
- Il ne faut pas être « doué.e » pour être créatif.ve.
- Ce n’est pas parce que tu juges ce que tu fais comme étant « nul », « moche », bref que tu n’es pas satisfait.e de toi, que tu n’as pas de créativité.
- Ce n’est pas parce que les autres t’ont fait des remarques, que tu n’es pas créatif ou créative.
Commence par te libérer et prendre le risque de faire.
Parce que tu peux faire pour le résultat, oui.
Surtout, tu fais pour le chemin, le moment en pleine conscience de l’expression de ce qui est en toi, qui passe par toi, ici et maintenant.
Si tu n’as pas eu l’occasion encore d’explorer ta propre capacité à créer, il n’est jamais trop tard.
Trouve une activité manuelle qui t’intéresse, lance-toi et analyse tes sensations, ton ressenti.
Par exemple, tu pourrais apprendre à tisser des galons avec des cartes, parce que jouer avec les couleurs te satisfera, que tu seras content.e d’avoir autour de toi des bandes tissées que tu as fabriquées de tes propres mains ou parce que tisser te procurera une sérénité grâce aux mouvements répétitifs qui berceront ton âme.
Ou alors, tu peux t’essayer au crochet ou au Crochet Avec Perles.
Encore une activité manuelle ultra portable, qui te permet de décompresser partout où tu seras.
Une fois que tu t’y mettras, il y a de grandes chances pour que tu y reviennes régulièrement, tellement crocheter une perle à la fois, apprécier sa beauté et ses couleurs, son toucher, apaisera ton esprit.
La liste des activités qui te permettront d’exercer ta créativité est ultra longue et il y en a plein qui ne sont pas « catégorisées », qui n’ont pas de « nom » à proprement parler.
Poterie, dessin, peinture, aquarelle, sculpture sur bois, métal ou pierre, couture, tapisserie, forge, confection de matériel pour faire revivre les batailles médiévales…
Danser, nager, méditer, faire des assouplissements, de la sophrologie, apprendre à respirer pour s’énergiser sont des activités dans lesquelles tu peux aussi exprimer ta créativité en toute bienveillance : choisir le lieu, le moment, le costume, l’ambiance musicale, avec qui tu le fais…
Collecter les plus belles feuilles de la forêt, les coquillages les plus moches et créer quelque chose dont tu n’as aucune idée pour commencer avec.
Y’a pas de règle, autorise-toi tout.
Tu ne fais de mal à personne.
Le seul risque que tu prends, c’est de te faire du bien.
Comment choisir une activité créative pour surmonter les moments de déprime ?
Facile à dire, de faire, faire, faire.
Quand t’es déprimé.e, t’as peut-être pas envie de faire.
Au contraire, tu broies du noir sur le canapé, sans conviction, sans intention.
L’embarras du choix n’aide pas.
A un moment, il faut se lancer, sans réfléchir.
Au fur et à mesure que tu avanceras dans cette première activité, tu apprendras des choses sur toi :
- Cette activité m’aide quand je me sens ainsi
- Ou au contraire, elle m’énerve et m’entraîne dans le fond quand je me sens autrement
- Il y a une chose que j’aime dans cette activité
- Et d’autres que je n’aime pas
Et puis, en fouillant autour de cette activité, tu en découvriras d’autres.
Qui peut être, correspondront mieux à tes besoins, qui t’accompagneront mieux dans la gestion de tes émotions.
C’est comme ça que j’ai découvert le Crochet Avec Perles, au gré de mes déambulations sur internet autour du crochet.
Des petits projets simples, éphémères, sont idéaux pour commencer à se sortir du trou :
- Acheter un sac de perles mélangées et les trier une par une.
- Compter les grains de riz d’un sachet.
- Ramasser un type de feuilles particulier en forêt.
- Epiler un kiwi 😀
Et si je ne veux rien faire ?
C’est pas grave, tu as déjà lu cet article.
Laisse-toi le temps de digérer, de prendre de la distance avec les émotions qui t’envahissent.
Et quand tu auras une fenêtre, un moment, une envie soudaine d’utiliser les activités créatives comme un levier puissant de bonheur, de mieux-être, de sérénité, rejoins la communauté du Fil Qui Relie pour enrichir tout les membres de ce qui fait que tu es toi.
Merci ^^
Alice